Voilà une question à laquelle beaucoup de réponses sont partagées sur les réseaux sociaux. Beaucoup de tentative de réponses qui reflètent surtout les projections commerciales des coach-influo-posters.

Coaching professionnel

Selon moi, cette question n’a presque pas de sens, ou plutôt ce n’est pas la bonne question à se poser en premier. Se poser cette question ou simplement chercher un accompagnant / un coach, c’est très souvent une démarche pour déposer ses sujets chez l’autre en espérant une réponse. Ce n’est pas la bonne approche et cela ne fait qu’alimenter les hordes de « coachs » (ou d’éboueurs) qui vous font des promesses de solutions toutes faites à vos sujets (ou de vider vos poubelles). Si ton approche est d’obtenir des réponses aux questions ou sujets que tu te poses… tu cherches du conseil et pas du coaching. Tu attends des réponses chez l’autre et pas chez toi. Tu te déresponsabilises de tes sujets plutôt que de les prendre en main. N’y vois aucun jugement, c’est totalement ok d’avoir cette démarche tant qu’elle est choisie en conscience et en connaissance de cause.

I.

Es-tu prêt(e) à explorer tes sujets par une approche introspective ? et as-tu besoin d’être accompagné pour cela ?

INTROSPECTION

Observation méthodique par le sujet lui-même de ses états de conscience et de vie intérieure.

Beaucoup de personne ont des capacités d’introspection impressionnantes, il n’en reste pas moins que cet exercice a ses limites. L’accompagnement par un coach professionnel est alors un catalyseur et un accélérateur. Je fais d’ailleurs moi-même appel à un coach régulièrement afin d’élargir mon champ de vision et d’investigation, pour accélérer et consolider mes prises de conscience.

Si vous n’avez aucune appétence ou désir pour un exercice d’introspection, vous pouvez quand même essayer de comprendre pourquoi, quelle est la peur qui se cache derrière. Sans cette démarche personnelle, un coaching sera compliqué et difficile autant pour vous que pour le coach. Le conseil ou mentoring pourrait alors être plus approprié, tout au moins dans un premier temps…

II.

Quels sont vos besoins ? Quels sont les sujets que vous aimeriez investiguer ? Quels sont mes envies et mes attentes pour un accompagnement ?

C’est une étape importante pour toi et il est préférable de prendre le temps du questionnement.

Bien que la quasi-totalité des personnes arrivent avec la meilleure volonté possible et convaincues des sujets qu’elles veulent aborder sans avoir conscience des magnifiques stratégies d’évitement qu’elles ont mise en place.

Quels que soient les besoins ou les sujets abordés par les personnes que j’accompagne, je retrouve le plus souvent des termes comme « se libérer », « meilleure compréhension », « s’améliorer » ou « trouver un équilibre »…

Se libérer : se dégager de ce à quoi vous êtes assujetti, de ce qui vous domine, se désencombrer et finalement se rendre libre de ce qui était soumis à des restrictions, à des limitations et laisser se manifester ce qui était contenu, retenu et caché.

Compréhension : action de comprendre le sens, le fonctionnement, la nature de quelque chose.   

S’améliorer : augmenter les qualités, les capacités, le niveau de quelque chose ou de quelqu’un, les rendre meilleurs. Compléter en ajoutant les éléments qui manquent à quelque chose ou à un ensemble pour qu’il soit complet.

Être équilibré : trouver le rapport d’harmonie entre les tendances psychiques, les rythmes et les domaines d’activité. Se structurer comme une unité organisée dont les éléments entrent dans des relations spécifiques.

III.

De quel type d’accompagnement, j’ai besoin ? Comment me décider sur la bonne approche ?

Une fois que tu as défini tes besoins et que tu es déterminé à trouver tes solutions et à les mettre en place, tu peux te poser la question d’un accompagnement.

Il est difficile d’éviter le sujet des différents types d’accompagnement… Par simplification, je dirais qu’il existe trois typologies d’accompagnement : Le coaching, le mentoring (ou le conseil) et le psychothérapeutique. Les trois approches sont différentes et peuvent éventuellement être complémentaires.

 COACHINGCONSEIL/MENTORINGPSYCHO-THÉRAPIE
Complexité de la posture pour l’accompagnement⭐⭐⭐⭐⭐
Niveau de la postureÉgaleHauteHaute
Recherche de relation vis-à-vis du clientAutonomieDépendanceDépendance
Durée de l’accompagnementCourteCourteLongue
Niveau d’assimilationForteMoyenneForte
Temporalité des sujets abordésPrésent (Futur)FuturPassé (Présent)
MéthodesPrise de conscienceApprentissageCuratif / Trauma
Tarifs💰💰💰💰💰💰

Bien évidemment, ceci n’est qu’une simplification extrême des trois typologies d’accompagnement et ne cherche pas à être exhaustive, d’autant plus que chacune des catégories possèdent plusieurs approches différentes. Il existe de nombreuses pages sur le web qui expliquent plus en détails les différences entre ces approches et notamment sur les sites des associations tels que l’ICF ou l’EMCC.

IV.

Maintenant et seulement maintenant, tu peux te poser la question de comment choisir son coach professionnel ?

Davy Lheureux

Disons que tu devrais être plus équipé pour pouvoir choisir. En fait, il n’y a pas de réponse réelle à cette question. Un coach pourrait même aller jusqu’à te répondre qu’une fois que tu as pris la décision de te faire accompagner, que tu sais les sujets que tu veux aborder, que tu connais tes besoins… Observe, laisse faire, fais confiance à l’univers, sois attentif aux synchronicités et il y a toutes les « chances » que la rencontre se fasse et tu pourras prendre une décision.

Décider, c’est agir avant de savoir 

Charles Pépin

Une fois cela dit, il est clair que la grande majorité des personnes ont besoin d’être informée pour faire un choix.

Choisir, c’est savoir avant d’agir 

Charles Pépin

Quelles seraient les critères de sélection d’un coach ? Sujet d’autant plus difficile et parfois polémique que le terme de coach est utilisé pour beaucoup de pratiques et d’accompagnements différents. Concernant le coaching professionnel, qu’il soit exécutif ou de vie, le sujet est assez proche. En mode entreprise, il est vrai (parfois à tort) que l’expérience professionnelle passée du coach est un critère important, car le coaching est souvent accompagné de mentoring et c’est ok quand c’est fait en conscience et en séparant bien les deux approches.

Je vais forcément perdre mon objectivité, ce qui est totalement cohérent finalement avec ma pratique et mon approche.  Comme précédemment indiqué, la posture de coach est très particulière et demande beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail sur soi en amont et en continu… Le coach est son propre outil de travail, il est donc impératif qu’il s’en occupe en continu.

Quels seraient les critères à regarder si j’étais quelqu’un de pragmatique ?

  1. Certifié par une école reconnue et réputée. Il n’y en a pas autant que cela. J’entends déjà les commentaires… Oui, je me suis fait certifier auprès de HEC Paris, l’une des plus réputées et des plus anciennes formations (et des plus chers aussi). Aucun regret, aucune question sur ce choix. La formation, et de préférence certifiante, est indispensable pour moi. Énorme travail sur la posture avant même de parler de méthodes ou d’outils.
  2. Supervisé par un superviseur lui-même certifié comme superviseur. C’est pour moi un critère indispensable et vous êtes en droit de demander les noms du ou des superviseurs de votre coach, ça doit faire partie du package ! La relation entre le coach et le coaché est une relation d’égal à égal qui amène souvent des sujets chez le coach lui-même. Il est donc indispensable pour ce dernier de travailler dessus en supervision pour améliorer en continu sa présence et sa disponibilité à ses clients.
  3. En formation continue. L’apprentissage est permanent chez le coach. D’ailleurs, il est fréquemment certifié et formé à des approches variées en plus de la certification de coach. Moi-même, je suis certifié en Analyse Transactionnelle et en Equicoaching avec en plus un programme de formation important. N’hésitez pas à demander les différentes approches pratiquées par votre potentiel coach comme la systémie, la gestalt, l’IE, la psychologie analytique, les pratiques narratives, l’AT, la PnL, les approches de neuro-ergonomie… Il en existe beaucoup et c’est toujours intéressant d’avoir un coach au minimum formé à plusieurs (d’où la qualité de sa certification). J’aurais tendance à éviter les coachs qui mettent en avant trop d’outils de type test de personnalité (MBTI, Disk, ennéagramme…) ou autres outils type bilan de compétence qui n’ont rien à voir avec le coaching et qui reste intéressante pour d’autres sujets. Pour rappel, le premier outil d’un coach est lui-même.
  4. Membre d’une association reconnue. Les deux plus importantes associations sont l’ICF et l’EMCC. Être membre assure, en théorie, que les trois premiers critères sont vérifiés. Ces associations proposent également des formations en continu sans obligation. Elles engagent leurs membres sur un code de déontologie et permettent éventuellement aux clients de remonter des sujets si besoin. Sans être une garantie de bonnes pratiques, c’est déjà un plus important. Pour ma part, je suis adhérent à l’EMCC qui a vérifié ma certification, ma supervision et même ma RC. Je participe à de nombreux webinars et séminaires avec l’EMCC. Je suis également membre actif de l’AICC, association des coachs certifiés par HEC Paris. L’AICC forme régulièrement ses membres à de nouvelles pratiques, outils ou méthodes tout en maintenant un niveau d’exigence élevé de ses membres. C’est un support de confiance pour les clients qui s’assurent de la déontologie et des bonnes pratiques de son coach.

Je ne vais pas aller plus loin dans les critères de « sélection » d’un coach bien que je pourrais en trouver d’autres. J’ai déjà dû éliminer pas mal des « coachs » des réseaux sociaux… Avec ses quatre-là, tu te garantis la compétence et la qualité de ton coach.

La RENCONTRE est la seule et unique façon de choisir. Un coaching nécessite une alliance et de la confiance. Seule la rencontre permet cela. Écoute ton ressenti, connecte-toi à ton corps, à tes émotions au moment des échanges avec le coach et tu seras si la magie pourra fonctionner ou pas.

Vois la pertinence des questions, la capacité du coach à te comprendre, son empathie, son partage aussi, sa présence et son écoute.

C’est d’ailleurs pour cela que je propose toujours, mais alors toujours, une première rencontre pour évaluer la capacité à avancer ensemble, le réel besoin et si le coaching est une approche cohérente pour ces besoins… Sans alliance, pas de coaching et c’est valable des deux côtés.

Je finirais sur quelques alertes à garder en mémoire quand tu rencontres un potentiel coach. Je pense que la première alerte est l’injonction : un « coach » qui fait des injonctions est à éviter. La posture haute est aussi à éviter car tu risques plus de trouver du conseil que du coaching. Une mauvaise écoute est aussi un critère qui se doit rédhibitoire : le « coach » ne reformule pas ou mal ce que tu lui expliques. Enfin, tu dois ressentir un ancrage fort, une cohérence, une congruence, une aisance à l’échange sans qu’aucun effort ne soit nécessaire ni chez toi ni chez lui (elle).

Finalement, si je devais résumer tout ça : fais-toi confiance et écoute ton intuition, elle sait souvent mieux que personne si c’est la bonne personne pour t’accompagner.

Coaching de vie

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