La French Ruche est née des conclusions d’une analyse et une réflexion personnelle sur le monde de l’entreprise et sur notre façon de vivre et d’évoluer dans le monde du travail.

Cet article a pour objet de présenter les éléments de mon parcours qui m’ont amené à créer la French Ruche. Il n’est jamais aisé de parler de soi et de s’exposer. L’essence même des valeurs portées par la French Ruche en est pourtant issue.

Mon parcours professionnel m’a amené à côtoyer des environnements professionnels différents et dans des cultures du travail variées. En effet après des études financées par de petits boulots d’étudiant, je suis devenu chercheur à la fois en France puis aux Etats-Unis. Dans un second temps et à la suite d’une reprise de mes études aux Etats-Unis, j’ai passé plus de vingt années dans le monde de la banque et de la finance. Vingt années durant lesquelles, j’ai été trader, fonctionnaire à la Banque de France, dirigeant d’une société de conseil et enfin cadre supérieure dans une banque française (Profil LinkedIn).

Davy Lheureux

A plusieurs moments dans ma carrière, j’ai ressenti le besoin de changer la dynamique sans réellement réussir à sortir de ce milieu professionnel à la fois lucratif mais tellement aliénisant. Notre culture du travail en France ne montre que très peu de flexibilité et de possibilités de sortir des rails initiaux. Avec un parcours déjà diversifié, j’apparaissais comme un extraterrestre pour les ressources humaines. Ma première tentative pour sortir de ce monde normé du salariat, fut de rejoindre un repreneur d’entreprise dans mon secteur d’activité, pensant que cela serait plus simple de garder la maitrise des sujets et des clients. Dirigeant d’entreprise, j’ai appris les modelés économiques, la stratégie de développement, le recrutement et l’accompagnement des salariés, le code du travail et la législation des ressources humaines, l’Ursaff et le fisc…  J’ai surtout découvert de profonds intérêts pour la création de modèles économiques, pour les stratégies de développement, pour le développement commercial… Connaissances que j’ai très vite partagées avec mes collaborateurs en créant un Club des entrepreneurs interne qui a permis à plusieurs d’entre eux de créer leurs activités avec succès. J’ai aussi appris la malveillance et l’escroquerie dont peuvent faire preuve certaines personnes pour des perspectives lucratives et mégalomanes. L’association professionnelle est un sujet très complexe sur lequel je reviendrais dans un autre article (article à venir).

Mais ce qui a définitivement mis un terme à mes doutes et mes appréhensions est d’avoir été confronté à ce que le monde du travail a de pire : le harcèlement managérial à un tel niveau hiérarchique que les ressources humaines n’ont rien voulu entendre ni gérer. S’en est suivi un épuisement professionnel et un burnout. Des négociations de départ puis un licenciement ont été les seules réponses des ressources humaines. Isolé, épuisé, abandonné par vos collègues… Une importante remise en question était donc obligatoire pour sortir des pensées morbides et des inutiles ressassements du passé (article à venir). Le temps a fait son travail et j’ai décidé de faire enfin ce que je voulais faire depuis des années : créer ma  « propre » boite, accompagner les autres, créer de la valeur à la fois humaine et professionnelle, faire bénéficier les jeunes entrepreneurs de mes expériences et de mes parcours… Ainsi la French Ruche est finalement née.

L’année 2020 aura été marqué par une crise sanitaire qui pourrait durer et précéder une crise économique. Une remise en question de nos modes de vie et notamment de notre façon de travailler et de créer de la valeur semble inéluctable. Le projet La french Ruche prend alors toute son sens, à la fois en repensant notre façon de travailler (délocalisation et télétravail), notre mode de production (indépendants, entrepreneurs, créateur de valeurs) et en repensant notre vision de l’enrichissement (modèle capitaliste versus modèle social). J’ai donc décidé de lancer ce projet avec une approche multiple et en pariant sur la mutualisation des ressources et la capitalisation des connaissances qui viendra d’une réinvention du rapport client.

Le monde a tellement changé que nous devons tout réinventer : notre manière de vivre ensemble, nos institutions, notre manière d’être et de connaître.

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